Retraite progressive

Retraite progressive ce qu’il faut savoir.

Selon le régime général de la retraite française, un salarié peut partir à la retraite dès qu’il a atteint l’âge légal pour cela. Il est qualifié comme étant un retraité à partir du moment où il a cessé définitivement ses activités professionnelles. Par ailleurs, une réforme stipule qu’un salarié peut demander une liquidation provisoire de sa retraite, lorsqu’il a atteint l’âge légal minimal (60 ans).

L’idée consiste à travailler à temps partiel sans être pénalisé, tout en touchant une fraction de sa pension de retraite. Cette situation se classe sous le nom de : retraite progressive. Pour en bénéficier, voici quelques conditions à remplir pour toute personne concernée.

Les conditions d’éligibilité à la retraite progressive

Encore méconnue par les salariés, la retraite progressive permet de faciliter la transition entre vie active et vie de retraité. Ce dispositif du régime général de la retraite en France concerne toute une gestion, qui permet qu’un un salarié puisse encore travailler à temps partiel, tout en percevant un salaire et une partie de sa retraite (retraite de base et retraite complémentaires).

Selon la réforme de 2013, un salarié peut avoir droit à la retraite progressive, s’il a atteint l’âge légal de départ à la retraite (60 à 62 ans, critère pris en fonction de la date de naissance). Entre autres, il doit également justifier d’une durée d’assurance vieillesse de 150 trimestres minimum.

Ces trimestres peuvent être cotisés, rachetés ou assimilés (maladie, chômage, maternité, etc). Dans le calcul de la durée d’assurance, la Caisse de la Sécurité sociale tient compte des trimestres validés, selon les régimes des salariés et autres régimes (convention entre pays ou Union européenne).

Les trimestres validés dans les régimes spéciaux (SNCF, RATP, IEG, Mines…), et les régimes des fonctionnaires, sont exclus du calcul. Pour ce dispositif, le salarié doit exercer un seul travail à temps partiel, inférieur à la durée conventionnelle ou légale du travail, au sein de l’entreprise. Par ailleurs, une assurée en retraite progressive doit continuer à cotiser auprès de sa caisse sociale et valider des trimestres, qui seront considérés au moment de la liquidation péremptoire de sa retraite.

La durée de travail exigée par la loi et le montant de la pension

Selon la loi relative à la retraite progressive, l’assuré est obligé de réduire d’au moins, 20 % sa durée de travail. Le compte se fera annuellement. En effet, le travail annuel accordé pour un poste à temps partiel, ne doit pas dépasser 80 % de la durée conventionnelle ou légale appliquée au sein de l’entreprise.

La répartition du temps de travail est également flexible, selon le choix du salarié (quelques mois par an, quelques semaines par mois ou quelques jours par semaine). Si la personne travaille déjà à temps partiel, il a le droit de demander une retraite progressive, sans besoin de modifier ses horaires de travail.

En ce qui concerne le montant de la pension, il est calculé à titre provisoire. Celui-ci correspond à une partie de la pension que l’assuré percevra, s’il est définitivement en cessation d’activité professionnelle. À titre d’exemple, si la durée de travail à temps partiel est entre 60 à 80 % du temps plein applicable, l’assuré touchera 30 % de sa pension de retraite. Si celle-ci est à 40 % et 59 %, la pension s’élèvera jusqu’à 50 % de sa totalité. En revanche, si le temps de travail est réduit, dans ce cas, la fraction perçue sera élevée.

Retraite progressive d’un salarié du privé (régime général)

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